Compte rendu de la réunion des forces vives
Depuis la rencontre du samedi 27 juin 2009, au Camp Alpha Yaya, avec le Président Dadis, les Forces Vives ont eu deux réunions internes, le 30 juin 2009 et le 1er juillet 2009, au siège de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, UFDG.
Avant ces deux réunions, une première du Comité de Coordination élargie à certaines composantes des forces vives a eu lieu le dimanche 28 juin à la Résidence du Président de l’UPG, l’honorable Jean Marie Doré, pour tirer les leçons de la rencontre du samedi 27 juin 2009.
A cette occasion, avant de commencer les débats autour de l’objet principal de la réunion, des explications ont été demandées aux représentants du parti de Lansana Kouyaté venus assistés à cette réunion, sans y être invités. Comme tout le monde le sait, malgré le fait que ce même parti a participé à toutes les réunions à l’issue desquelles, les forces vives ont décidé de boycotter la rencontre, du 22 juin 2009, au Palais du peuple avec le président, Lansana Kouyaté et ses compères ont trahi les Forces vives.
C’est pourquoi tous les participants à cette rencontre de Dimanche étaient surpris de la présence de ces traîtres parmi eux. En l’occurrence, c’est Mme Tété Nabé, en tant que chef de délégation du parti de Kouyaté, qui avait pris la parole pour donner des explications fantaisistes qui n’ont convaincues personne sur le motif de la présence de son leader au Palais.
Selon Mme Tété Nabé, Lansana Kouyaté qui était en position de voyager, par un avion affrété, aurait informé la veille le chef de l’Etat de ce voyage. Ce dernier lui aurait demandé d’attendre pour assister à sa rencontre avec les forces vives le 22 juin au Palais du Peuple. C’est pourquoi, selon elle, Lansana Kouyaté a été obligé d’assister à cette rencontre du Palais. Pourtant, fait surprenant, ses représentants présents, au même moment, à la réunion des forces vives chez Jean Marie Doré n’ont jamais informé du présumé voyage de leur leader ce jour.
Vu que la grossièreté du mensonge, la réaction de l’assistance fut vive et cinglante. N’eut été l’intervention de certains sages, la délégation de Kouyaté aurait été lynchée par les jeunes qui les ont traité de traîtres, d’escrocs, de démagogues ou de caméléon. L’humiliation était si grande que la délégation de Kouyaté, grâce à l’intervention de Dr. Mme Traoré, a été obligée de quitter la réunion sous le prétexte d’aller consulter leur base sur la nouvelle attitude à adopter face aux principes des forces vives.
Quant aux délégués du parti de Mamadi Diawara « Yaourt », l’autre compère de Kouyaté, voyant la réaction des jeunes des forces vives ont aussitôt disparu sans demander leur reste. Donc, c’est après cet incident, que les débats ont commencé sur les leçons à tirer de la rencontre du samedi 27 juin 2009. Même si certains ont félicité les deux porte-parole, il faut aussi reconnaître que les débats ont été très houleux et les participants n’ont pas manqué de faire certaines critiques aux deux portes paroles et au rapporteur de la commission de rédaction, Monsieur Moro Baldé. Ce dernier a toujours l’habitude de déformer les textes de compte rendu ou de résolution des plénières des forces vives. Aussi, certains ont relevé que tous les documents saisis par Moro Baldé se retrouvent le lendemain au camp Alpha Yaya et dans certaines chancelleries étrangères.
La proposition de création d’une commission Ad hoc par les porte-parole avait surpris plus d’un au niveau des membres des Forces Vives. C’est pourquoi, la question a fait l’objet d’un débat franc et ouvert entre les porte-parole et les membres des forces vives présents à cette réunion. Malgré les arguments avancés par les porte-parole qui n’ont pas convaincus la plupart des participants, il a été décidé de tourner, cette fois, la page pour maintenir la cohésion et l’unité du groupe.
A la fin de la réunion du dimanche chez Jean Marie Doré, une autre réunion a été convoquée pour le mardi 30 juin 2009, au siège de l’UFGD, avec pour ordre du jour : présentation des propositions des différentes composantes des forces vives pour la mise en place de la nouvelle commission Ad hoc (proposée par les porte-parole Mme Rabiatou Sira Diallo et Jean Marie Doré) ; élaboration des termes de références de la dite commission qui sera composée des représentants des forces vives, du CNDD, du MATAP et de la CENI.
Cette réunion des forces vives a eu effectivement lieu au siège de l’UFDG, le mardi à partir de 15 heures, pour discuter des modalités de mise en place de la fameuse commission Ad hoc. Après le dépôt des propositions écrites des composantes des forces vives sur la commission Ad hoc, une commission de synthèse a été mise en place pour élaborer un texte consensuel à soumettre au Président Dadis.
Il fau préciser que le Président de la CENI et ses collègues y étaient également présents. Il a fait un exposé sur l’évolution du processus électoral, qui a permis de confirmer la réelle possibilité de respecter les échéances électorales de 2009, si les 15 milliards de francs guinéens étaient débloqués par le CNDD avec une volonté politique. A ce propos, un communiqué radio- télévisé de ce mardi soir a d’ailleurs annoncé le déblocage de ladite somme.
Il est à noter avec regret que malgré les injonctions des Forces vives aux délégués du PEDN de Lansana Kouyaté, Mme Tété Nabé et sa collègue Dr. Traoré (Mme) se sont infiltré dans la salle en se cachant. Elles ont été repérées et interpellées par le présidium pour des explications. Le Présidium n’a pas encore manqué de signifier aux agents de Kouyaté que tout parti politique voulant les rejoindre fera sienne sa revendication d’élections libres et transparentes en 2009 pour être membre des Forces Vives ou faire cavalier seul. Malgré tout cela, elles sont demeurées sur leur option de repousser les élections pour l’an 2010.
Hier mercredi 1er juillet 2009, les Forces Vives se sont encore rencontrées, au siège de l’UFDG, pour la synthèse des propositions faites la veille par ses différentes composantes relatives à la nouvelle commission Ad hoc. Elle doit être installée, dans les meilleurs délais, pour faire l’état des lieux et proposer des solutions adéquates pour le respect du chronogramme et l’organisation des élections avant fin 2009.
Après la lecture du rapport de synthèse, des amendements ont été apportés par les uns et les autres avant son adoption. Ce qu’il faut retenir, c’est que la grande majorité des composantes des forces vives est d’accord que toutes les dispositions sur le plan politique, administratif et juridique doivent être prises pour accélérer le processus d’organisation des élections législatives et présidentielles avant fin décembre 2009. Que la durée des travaux de la commission Ad hoc ne doit pas dépassée 10 jours, au maximum.