Le gouvernement condamne

Le gouvernement guinéen a condamné mercredi avec vigueur l’acte d’agression dont a été victime l’ambassadeur du Ghana en Guinée M. Diminique Boagyé par des hommes vêtus d’uniforme militaire qui ont enlevé le diplomate dans la banlieue de Conakry aux environs de 21 heures, a appris Apa de source officielle.

Dans une déclaration lue par le porte-parole du gouvernement M. Justin Morel Junior, les autorités guinéennes indiquent qu’au cours « de cette regrettable opération, l’ambassadeur a subi des violences corporelles et a été dépouillé de tous ses biens par ses ravisseurs. Son véhicule de marque Toyota Land Cruiser 4x4, immatriculé 11CD2, a été emporté ».

Le Gouvernement guinéen a mis l’occasion à profit pour exprimer « sa profonde préoccupation face à la recrudescence des actes de grand banditisme commis contre la population, les étrangers en général et les diplomates en particulier ». Il condamne vigoureusement ces agissements qui ternissent l’image de la Guinée et compromettent dangereusement les efforts déployés par le Conseil National pour la Démocratie et le Développement, dans « son combat légitime contre la criminalité et le grand banditisme ».

En tout état de cause, les autorités compétentes guinéennes ne failliront jamais à leur mission de protection et d’assistance à toutes les personnes vivant sur le territoire national sans considération d’origine. Le gouvernement rappelle qu’il ne faillira jamais à sa mission de protection et d’assistance à toutes les personnes vivant sur le territoire national sans considération d’origine.

Pour ce qui est des diplomates, « les atteintes à leur intégrité physique et morale et à leurs biens, constituent une violation flagrante des dispositions des Conventions de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires auxquelles notre pays est partie » a reconnu M. Justin Morel Junior. Le Gouvernement guinéen dit déplorer cette situation regrettable, tout en exprimant « sa solidarité à l’endroit des victimes de ces actes odieux et réaffirme sa ferme détermination à rechercher et à punir sévèrement leurs auteurs ».

La Cedeao aussi a condamné cette agression mardi à Abuja dans un communiqué, précisant que celle-ci a été précédée par celle perpétrée contre le premier vice président de la junte le ministre de la Sécurité et de la protection, le général Mamadouba Toto Camara qui avait été molesté par des bérêts rouges devant le camp Alpha Yaya Diallo, en juillet dernier.

Pour la Cedeao « ces actes, associés à de fréquentes brutalités commises sur des personnes civiles, des hommes d’affaires, des opposants, sont des signes manifestes de l’aggravation de l’indiscipline et de l’impunité et de l’absence de retenue et de contrôle au sein des forces de sécurité en Guinée ».

(Apa)