BCRG: Le Général Sékouba Konaté stoppe la saignée financière
Le Ministre de la Défense et président par intérim du CNDD est carrément engagé à remettre le défaillant systême politique de l'administration Guinéenne sur les rails. Après la main tendue aux partis politiques pour la formation urgente d'un gouvernement d'union nationale, le Général Sékouba Konaté annonce une autre mesure qui devrait faire du bruit également: il a décidé de fermer les robinets de la Banque Centrale de la République de Guinée.
Désormais, toutes les sorties d'argent devraient être amplement justifiées, pour éviter que le pays ne s'englue dans cette crise financière qui n'a pas fini de faire parler d'elle.
Le Général Sekouba Konaté est parti du constat que la BCRG est dévenue une véritable porte-ouverte pour des sorties fantaisistes d'argent. Tous les mouvements de soutiens au CNDD qui ont été organisés jusque là, les autres mamayas du pays, les cérémonies de prières pour la junte, les opérations de récrutement fantaisiste de nouveaux soldats, les dons et tant d'autres activités du gouvernement ont été financés avec l'argent du contribuable.
Or, pour qui sait le train de vie de l'armée guinéenne, le reste devient impensable. Les sorties injustifiées d'argent de la Banque Centrale n'ont pourtant pas pu éponger les dettes de casiers de bières de la SOBRAGUI, à qui la junte reste devoir jusqu'à hauteur de 2 milliards GNF. Sans oublier que la prise en charge de l'armée, depuis la période Conté, a toujours été faite par une voie extra-bugdétaire. La grande muette, consciente qu'elle peut actuellement tout se permettre, est entrain de tout se permettre, jusqu'à ruiner le pays.
A Conakry, les citoyens que nous avons interrogés ont tous salué cette mesure du Chef intérimaire de la junte, qui, sans passer par le médiateur Blaise Compaoré, est entrain de trouver tout seul les solutions idoines aux maux dont souffre la Guinée.
Aujourd'hui, selon des sources concordantes, la dette publique du trésor face à la Banque Centrale de la République de Guinée depasserait les Cinq mille milliards de nos francs. Une véritable catastrophe pour les générations futures qui seront condamnées à les rembourser. C'est pourquoi ces actions doivent être soutenues et encouragées et que le PM qui sera choisi soit un technocrate capable de faire assoire une véritable base d'une transition pour permettre d'aboutir aux élections libres, transparentes et acceptées de tous. Une conditions sine qua non pour que la Guinée connaisse en fin un véritable décollage économique dont le peuple aspire depuis l'indépendance en 1958.
Alia Marco, Aminata.com 64 53 61 63 Next >