A la question de la presse "Quelle est la réaction de la France à la dernière déclaration du capitaine Dadis Camara, chef de la junte guinéenne, laissant entendre qu'il pourrait être candidat à la présidentielle de janvier 2010. Cette déclaration est-elle conforme aux engagements qu'il a pris lors de l'entretien avec M. Joyandet, début août à Conakry ?". Le porte parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier, a démandé expréssement à Dadis de "respecter" ses engagements d'autres termes de ne pas se présenter ni lui ni aucun membre du gouvernement ou du CNDD au prochain scrutin électoral en Guinée.

Selon le Quai d'Orsey, siège du ministère français des Affaires Etrangères, le chef de la junte militaire guinénne, "Dadis Camara s'est engagé à plusieurs reprises à ce que ni les membres de la junte, ni le Premier ministre ne se présentent aux élections. Nous réitérons notre souhait que ces engagements soient respectés afin que ces scrutins puissent se dérouler en toute équité."

Continuant sur la menace implicite de sanction contre la junte, Mr Chevallier a déclaré à la presse que "la tenue d'élections libres et transparentes en Guinée en 2009 constitue pour la France, comme pour ses partenaires de la communauté internationale, une priorité".

Cette demande d'un partenaire économique important pour la Guinée est au dire des observateurs, un autre coup dur sur la tentative de la junte militaire de s'éterniser au pouvoir en dépit d'engagements préliminaires pris au départ de ne pas le faire.

Depuis le coup d'État suite à la mort de l'ancien président Lansana Conté, la junte militaire qui a pris le pouvoir multiplie les actes vers une pérénisation du pouvoir. Le coup d'État a entrainé une condamnation unanime de la communauté internationale et une suspension de l'assistance économique à la Guinée. Le chef de la junte qui avait ménacé de se présenter en affirmant : "Personne ne peux m'empêcher de me présenter au poste de président de la République. Je suis Guinéen comme tous les autres". Pour joindre l'utile à l'agréable, il a commencé à financer dejà des "mouvements de soutiens" pour les élections reportées pou le 31 janvier 2010.

C'est a Dadis de choisir s'il veut etre le general Robert Guei ou Amadou Toumani Toure.