Le Mandenko entame la mise en place de ses structures

C’est ce dimanche 4 avril 2010 à la mosquée Luqman de Bronx, que les mandenkas se sont retrouvés pour élire le Bureau Exécutif qui doit diriger le grand Mandenko.

Comme on pouvait s’y attendre, la mobilisation était de taille. Ils sont venus de partout pour assister à cet événement grandissime : Philadelphie, Connecticut, New Jersey, Washington, etc.

D’abord, nous assisterons à un véritable cours d’histoire et de géographie sur le mandingue par le maître de la parole Mouctar Diabaté de New Jersey qui, dans un survol panoramique, a brossé les limites du Manden, cité les autochtones et expliqué les différents brassages qu’ont connus les empires du Ghana, de Wassolo et du Mali qui composaient le grand Manden.

Ensuite, comme en 1235 à Kourankanfuga, l’honneur est revenu au sage N’Faly Sakho, assisté bien sûr des imams Saidou KaKé et Diaby, de présider la séance et de conduire l’élection du bureau de Mandenko.

Avant d’entamer les différents points à l’ordre du jour, à savoir, le rappel des réalisations des différentes commissions qui étaient en charges des affaires, la mise en place du bureau et les divers, le Doyen N’Faly Sakho, d’une maitrise parfaite de la langue de Molière, souhaitera la bienvenue au Président de la Communauté Guinéenne , Amadou Sara Diallo, accompagné de Mamadou Aliou Sokoboli, Mohamed Barry et Oumar Barry du RPG, qui a profité de cette retrouvaille pour remercier les mandenkas qui n’ont ménagé aucun effort quant à son élargissement après plusieurs mois d’’ennuis avec les autorités américaines. « Après ma libération, je ne saurai rester sans venir remercier les mandenkas qui m’ont assisté dans cette dure épreuve par des prières et des sacrifices…», martèlera Amadou Sara.

Sokoboli, Mohamed Barry et Oumar Barry abonderont dans le même sens pour remercier la communauté mandingue pour son esprit de fraternité et pour le soutien qu’elle a accordé au Président de la communauté guinéenne.

C’est Ibrahima Mendos Camara qui rendra la politesse aux visiteurs en leur remerciant de cette marque de gratitude et en rassurant que le Manden tendra la main à tout le monde sans distinction aucune.

Après le retrait des hôtes, le Doyen N’Faly Sakho invitera Billo Sanoh à donner les conditions d’éligibilité et les postes à pourvoir. Tout candidat doit nécessairement être un mandenka, assidu aux réunions et d’une bonne moralité entre autres.

En ce qui concerne les postes, Billo en égrènera 10. Certains étant doublés, triplés ou quadruplés selon leur importance, le Bureau Exécutif du Mandenko sera composé de 18 membres.

Compte tenu de l’importance que les mandenkas accordent à la mise en place de ce bureau, et le souci de ne pas faire l’élection à la hâte, il a été décidé de procéder à l’élection d’une partie du bureau et l’autre partie sera élue ou désignée le mois prochain. L’Assemblée en décidera.

Voici la composition du Bureau du Mandenko qui est issu de cette élection libre transparente et démocratique. /p

1-Président : Moussadian Kourouma

2-Secrétaire Général : Ibrahima Mendos Camara

3-Premier Trésorier : Oumar Sano

4-Deuxième Trésorier : Hadja Fatoumata Fadiga

5-Premier Secrétaire à l’Organisation : Mory Elégant Keita

6-Deuxième Secrétaire à l’Organisation : Aboubacar Demba Cissé

7-Troisième Secrétaire à l’Organisation : Sirégbè Kaba

8-Quatrième Secrétaire à l’Organisation : N’Ké Kaba

Après l’élection, Mady Camara et Zakaria Fofana prodigueront des conseils aux nouveaux responsables. « Tout responsable doit être véridique, impartial et honnête. Il doit avoir le dos large pour recevoir des coups », dira Zakaria.

Quant au Doyen N’Faly Sakho, il rappellera non seulement aux nouveaux élus leur responsabilité et les tâches qui les incombent désormais, mais aussi aux électeurs qui sont tenus de respecter les personnes choisies librement pour diriger le Mandenko et surtout de les assister dans toute activité qu’elles entreprendront au nom de la communauté.

Le dernier mot reviendra au nouveau Président Moussadian Kourouma qui promettra d’être l’esclave de la communauté mandingue. «Je me battrai pour créer un centre culturel du Manden en vue de renforcer la solidarité et la fraternité entre tous les mandenkas » déclarera en substance le patron du Mandenko.

Eperons que cette promesse aura tout son pesant de briques.

Reportage de Bangaly Condé « Malbanga »