Elections présidentielles 2010 en Guinée: Deux candidats en ballottage d´opinion

Source : Radio - Kankan

Alpha Condé, leader du RPG (rassemblement du Peuple de Guinée) et l´opposant historique du peuple de Guinée, est convaincu d´être élu dès le premier tour des présidentielles prévues les 27 juin. Sauf si Abe Sylla ne crée de la surprise, commente-t-on dans la cité.

Pour le moment, rien n´est sûr ni à prendre au sérieux. Mais selon les sondages réalisés par nos reporters sur le terrain, le professeur Alpha Condé risque d´être le prochain président de la République de Guinée. La dernière sortie médiatique du président du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), le professeur Alpha Condé ne suscite aucun doute quant à son élection à la magistrature suprême de la Guinée.

A en croire des langues bien pendantes, au regard de son patriotisme, de son engagement hors pairs, sa hargne contre la mal gouvernance de ses rivaux, il reste l´homme à la main propre à vouloir diriger le pays. Quoique l’on peut s’attendre à une campagne très serrée avec nombre de ses adversaires convertis en politiciens ainsi que de ‘’grands caïmans’’ dans le marigot politique guinéen, ils ne pourraient représenter d’aucune menace pour sa popularité.

Cependant, le peuple de Guinée qui a besoin d´un homme neuf et propre n’ayant jamais été associé à la gestion catastrophique du pays, Abe Sylla est cité comme la bienvenue pour mettre le professeur Alpha Condé en ballottage. Juste à cause de son âge très avancé qui continu à créer le dilemme chez les électeurs jeunes et femmes du RPG.

A deux mois des élections présidentielles, Ibrahima Abe Sylla, le leader de la Nouvelle Génération pour la République (NGR), a plutôt besoin d´une bonne stratégie politique pour conquérir la magistrature suprême. Une coalition avec plusieurs partis politiques dont le nombre s´élève à 118 bientôt, pourrait lui ouvrir la voie vers le fauteuil présidentiel.

Mais pour se faire, le jeune leader charismatique, symbole des guinéens de l´extérieur, doit au plus vite organiser un congrès pour élire dans la transparence les responsables des instances dirigeantes de son parti. Abe Sylla doit confier des postes provisoires, pour mettre fin à des frustrations au sein d’une formation politique dont la population guinéenne considère comme un grand atout. Il s´agit d´une formation politique qui a déjà séduit une bonne partie de la communauté des guinéens de l´extérieur avec son programme politique.

Nous y reviendrons... La rédaction.

Discours de Dakar : Quand le Géneral Sékouba Konaté fait un grand pas vers le cercle restreint des grands hommes du continent.

Par Infoguinée

Pour qui connaît notre pays qui, depuis plus de 50 ans maintenant, n’arrive toujours pas à s’affranchir des conséquences dévastatrices de l’attitude totalitaire de ses trois premiers présidents (Sékou Touré, Lansana Conte, Dadis Camara), le désormais célèbre discours que le General Sekouba Konaté a tenu à Dakar, le vendredi 19 mars dernier, restera à jamais gravé dans les annales de son histoire.

Rupture avec le passé, instauration de la démocratie, respect des droits et libertés des guinéens, reforme de l’armée, vote des guinéens de l’étranger, non participation des acteurs de la transition aux élections, appels aux Africains à prendre leur destin en main ect Tels sont les volets sur lesquels s’articule son discours. Mais l’élément fondamental sur lequel les guinéens observent Sekouba tout en manifestant leur volonté de l’accompagner jusqu’au bout, c’est la poursuite de la transition qui devra aboutir à l’organisation des premières élections libres et transparentes de l’histoire de l’indépendance de notre pays. Si Sekouba réussi cette mission, il se serait à coup sûr fait une place dans le cercle restreint des grands hommes du continent. Pour cela l’homme se fait rassurant et saisit toutes les occasions pour mobiliser les guinéens. Savourez :

«Les dirigeants africains sont condamnés à s’adapter au commun vouloir de leurs peuples de vivre en toute liberté et en toute démocratie ».

« Après la génération des indépendances, celle de la démocratie nous interpelle et nous oblige, nous qui sommes aujourd’hui aux affaires et ceux appelés demain à assurer la relève à avoir de nouvelles idées et militer pour des valeurs compatibles avec la soif de démocratie et de liberté exprimées partout, parfois dans la sueur et le sang ».

« Dans les sociétés d’aujourd’hui, on ne peut s’imposer ni par la force, ni la violence, encore moins par la répression. Les peuples n’ont plus peur et ont compris qu’il leur appartient désormais d’imposer aux gouvernements du monde leurs vœux plutôt que de subir leurs volontés absolues dans le silence et la résignation ».

« J’invite mes compatriotes vivant en Guinée et ceux de la Diaspora à œuvrer davantage pour ne pas rompre l’équilibre de la nation et la conduire au chaos d’une guerre fratricide ».

«…Tous les guinéens sont égaux en droits et en devoirs, la guinée nous appartient à tous. Je vais tout mettre en œuvre pour que tous les guinéens participent aux prochaines présidentielles…..on a lutté ensemble et nous devons partager la victoire ».

Ainsi soit-il!

Infoguinée

Le colonel Moussa Keita essuie la colère de Sékouba Konaté à l'Aéroport de Conakry !

La récente sortie du président de la transition, Sékouba Konaté, pour Dakar et Banjul n'a pas fini de révéler ses dernières révélations. Et pour cause ? Selon un confrère de la place, Sékouba Konaté aurait vertement tancé l'ancien ministre secrétaire permanent du CNDD, le colonel Moussa Keita, lors de son départ pour sa visite d'Etat de 72 heures à Dakar, c'était le 17 mars 2010 à l'aéroport de Conakry.

Selon l'hebdomadaire d'informations générales, Le Démocrate, qui rapporte les faits dans sa dernière livraison, Sékouba Konaté aurait dit au colonel Moussa Keita qu'il ne voudrait plus le voir dans ce genre de cérémonial d'accueil parce qu'il ne serait plus membre du CNDD.

Si cette information se vérifie, c'est dire que les carottes sont cuites pour le colonel Moussa Keita, l'auteur du slogan "Dadis ou la mort". Celui qu'il soutenait autrefois contre vents et marées, becs et ongles est en convalescence aujourd'hui à Ouagadougou. Et ce n'est pas évident que celui- ci revienne au pays pour prendre la gestion des affaires publiques. En ce sens qu'une autre transition est déjà sur orbite.

Quant à Moussa Keita, son sort semble scellé, "délogé" de son poste au Palais du Peuple, non retenu dans le gouvernement de transition, non recalé dans le CNT, récemment mis en prison pour 24 Heures, vomi par les populations pour son extrémisme et rejeté par l'actuel homme fort du pays. Que lui reste- t-il à présent ? Jouer au profil bas autant que possible, sinon ces genres de revers ne feront que se multiplier.

Idrissa Chérif, lui, s'est déjà fait oublier. Il ne parle plus, il n'apparaît plus.

Révélations sur la gestion d'une année du CNDD : Après le scandale financier, à présent le scandale diplomatique !

Alors qu'il vient de se lancer en politique à la tête de l'Union des Guinéens pour la Démocratie et le Développement, voilà l'ancien chef de la diplomatie guinéenne, Alexandre Cécé Loua, qui est aujourd'hui épinglé par son passé de promotion de certains cadres relevant de son département, qui friserait le népotisme et le favoritisme.

En effet, d'après nos sources, le Premier ministre, Jean Marie Doré, vient d'annuler plus d'une soixantaine d'arrêtés et près d'une vingtaine de décisions prises par Alexandre Cécé Loua, lorsque celui- ci était tout puissant ministre des affaires étrangères, sous l'ère CNND, version Dadis. On reprocherait à Mr Loua, lui qui avait été le seul à avoir encouragé Dadis Camara à signer les accords de sortie de crise de Ouagadougou, à se livrer à des nominations fantaisistes, caractérisées par le favoritisme et le népotisme.

Si cette information se confirme, c'est la gestion catastrophique et improvisée d'une année du CNDD qui vient d'être mise au grand jour. D'autres sources estiment également que d'importants fonds ont été sortis au mois de janvier 2010 dans les caisses de l'Etat. Un confrère de la place vient de titrer dans sa dernière livraison "le rapport du ministère de l'économie qui accuse le CNDD". C'est donc en connaissance de cause que le Premier ministre, Jean Marie Doré, avait dès le départ, mis fin aux sorties des montants faramineux lors de sa nomination.